Edito

 

Samarkande est une ville d’Ouzbékistan, capitale de la région de Samarkande. Son nom signifie « lieu de rencontre » ou « lieu de conflit » (samara veut dire « rencontre, conflit », kand, ville). Elle incarne le carrefour de routes, de destinées et le voyage du corps, de l’esprit et des sens. Ville de commerce et d’échange, elle fut enrichie par l’abondance des cultures qui s’y retrouvaient. On y commerçait mais on s’y reposait aussi avant de reprendre la route. Et chacun en repartait riche d’échanges, d’idées neuves et de perspectives accrues.


C’est ainsi que je vois mon salon de thé. « Sur la Route de Samarkande » symbolise pour moi le point de croisement d’une multitude de jeunes gens venant d’horizons multiples. Ils s’y reposent, rencontrent, débattent, échangent et s’enrichissent de conversations nouvelles et repartent peut-être avec un carnet d’adresses élargi. Mon établissement  se gorge de toutes ces richesses apportées par tous. Qu’il vienne d’ici ou d’ailleurs, jeune ou moins jeune, diplômé ou pas, je contemple chacun avec la même révérence, honorant son parcours accompli pour se retrouver jusqu’ici.


J’ai choisi le thé comme boisson vedette de mon salon car il est porteur de ces valeurs et plus encore. Boisson millénaire, le thé existe certainement depuis toujours. C’est un ingrédient que je respecte pour son histoire mais aussi parce qu’il n’a subit quasiment aucune médiation. Il est un lien direct avec la nature. Dans certaines tribus de mon île natal, les gens plongent des herbes ramassées sur le chemin dans une eau en ébullition et le thé est prêt. Le thé, c’est des feuilles savamment récoltées, séchées et mélangées entre elles qui libèrent ensuite leurs parfums délicats comme leurs vertus au contact de l’eau chaude. Sa simplicité m’a séduit et le monde entier aussi car trimballé dans une frénésie commerciale, le thé s’est répandu sur Terre comme il le fait dans une tasse.


Soyez tous les bienvenus « Sur la Route de Samarkande » !